Appelle-moi Jean Michel

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lundi 1 décembre 2014

Jeff Koons, love me sweet

L'artiste dépasse son oeuvre ou l'oeuvre dépasse son artiste? Même si mon choix peut être controversé, le sujet m' a choisi de lui même. C'est l'artiste le plus chère, le plus connu et peut être le plus actuel vu sa rétrospective qui se tient en ce moment à Beaubourg. C'est en prenant en compte l'existence d'une diversité de critiques positives ou négatives qui alimentent la controverse que je veux essayer de comprendre les articulations et acteurs de ce conflit d'opinion et les liens entre les questions qui découlent de son travail : art du libéralisme, art du contrôle total, art de la fatalité ou art de la controverse? L'œuvre de jeff Koons s'adresse au plus grand nombre. Du détournement d'élément provenant de la culture populaire , des savoir-faire au service de l'illusion , des prouesses techniques et industrielles de production, des démesures des tailles et des prix, du scandaleux, du kitch interpelle le grand public, les musées, les historiens de l'art, les collectionneurs. Mais seul le produit final de l'artiste ne peut créer autant d'intérêt, c'est en parti le produit d'une industrie et la confusion qu'il engendre qui fascine. En prenant en compte l'existence d'une multiplicité des regards sur ses travaux il envisage aussi l'influence que peut avoir son œuvre sur les spectateurs et vice versa; par la il veut savoir comment chacun des spectateurs peut être un acteur de son expansion. C'est donc en chef d'entreprise qu'il envisage les impactes de chacune de ces pièces, comment peuvent elle engendrer un maximum de bénéfice? C'est la qu'il dévoile vraiment ses médiums: le marché, la communication, le marketing, et le packaging . Pour l artiste cette outrance ne prouve en rien dépasser ou démontrer les limites du systèmes capitaliste, il n'a aucune volonté critique à ce sujet et répète seulement que la valeur marchande qu'il utilise un ensemble de personnes comme une partie supplémentaire de son corps pour exprimer sa volonté transcendantale première. La seule question qui se pose donc est : pourquoi cette rétrospective au centre Pompidou ?

lundi 10 février 2014

Ma chambre

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vendredi 24 janvier 2014

PHASMES

L'autoportrait est une posture, l'autoportrait est une imposture

Un souffle viens se poser sur ça nuque, c'est le vent froid de la vie. Il est enfin la, il ne pleur plus, il ne bouge plus non plus. Elle est la aussi, moi non; ils se ressemblent, c'est troublant, comme le reflet des néons sur leurs peaux. Un drap blanc les couvrent, elle le porte, je n'ai jamais rien vu d'aussi beau ,il ne le saurons pas ,moi oui. D'ici ils ne me voient pas, mais moi oui. Je ne sais pas comment elle l'a appeler, quel importance c'est qu'un prénom! Je commence a être bourré, jean-marie me ramènera, enfin peut être, on verra bien. Le comptoir colle c'est dégueulasse !! putain mais a croire que ce connard nettoie une foi par an !!! Bon allé ce soir c'est ma tournée

A mon réveil, un grand bol de guimauve et tous vas pour le mieux dans le meilleurs de Koh Lanta, j'enfile ma tenue de Marcel DUCHAMPS maintenant on rigole plus du tout, c'est similaire à la grande dégringolade du rock anglais, ça peut même faire pleurer si tu arrêtes de chatouiller mon dessous de bras. Bref , continuons cette épopée; vue mon réveil difficile et ma stupeur face à la monté croissante du prix du petit suisse , je décide de m' orienter vers un chemin des plus spirituel, communication avec les astres, initiation à la méditation rectale et vibration de l'artichaut en boite. Je suis donc parti à Katmandou et je ne vous raconte pas les embouteillages. N'est-ce pas une fin en soi? Question à la quel je répondrais: non d'une pipe, mieux vaut rire des autres que de sa mère. Mon périple commence ainsi le 17 mai 2046, dont le but originel était d'atteindre le nain béat, je suis arrivé devant une porte, une porte massive en fer forgé vert et rouge, un liquide suinté de la serrure, j'approche mon oeil pour voir de quoi il en retourne, de la pisse encore chaude.

Mon appartement est assez grand, environ 80 mètres carré en plein centre de Biarritz, le bâtiment datte des années 1950, est l'appartement à été modifié quand mon père quand il l'a acheter. Il n'a pas voulu changer le carrelage, je le trouve beau,il a bien fait, c'est une alternance de carreaux gris et blanc salis par le temps. Le salon comporte trois canapé, deux noirs, un marron, une table basse, une chaine hifi, des rideaux, un tapis, une table à manger, des chaises, des coussins, des bougies parfumés cylindrique, une télé, des sets de table et un miroir. Ce miroir est énorme, même ma grande envergure ne contient pas sa largeur, il me donne l' impression animale d'une présence constante. Je me suis réveillé une nuit, vers trois heure. J'ai mis arte, plus de feux, après 5 minutes de réflexions j'allume le four . Les moines tibétains commencent à m'énerver, à cette heure y a plus grand chose à la télé, j'éteins le poste. Je me dirige vers la fenêtre et l'ouvre, la lumière jaunâtre du lampadaire éclaire en partie la pièce. La nuit, elle fige le temps et donne un goût amer au cigarettes. Je me retourne et retombe nez à nez face au miroir, je m'inspecte les yeux, le nez collez à la glace, un pas de recul, puis je détourne la tête en direction de la fenêtre avec une impression étrange, me gainerai-je? Avec aplomb j'y reviens pour une dernière fois, je ne me regarde plus dans les yeux je regarde mon sourcil droit. 10 secondes se passent, je suis totalement fixe quand mon reflet tourne la tête.

Ma boite est la, les cannes c'est bon, la frontale ok ,les pique aussi, les vers c'est bon, j'ai rien oublier c'est sur. Le manteau .Les clefs . Jpisse un coup c'est parti .Mes souliers me font mal je dois arrêter de les mettre sans défaire les lassés. Bon où j'ai mis la clef maintenant, les tennis blancs c'est pas mal mais je vais les salir, mais en meme tant c'est tres confortable. Ha Bonjours madame la vieille conne ça va ? à bientôt . Merde plus d clope . Y a personne à cette heure. 1 Ligne n2 à 50 m à coté du cailloux la ligne n3 à 75m a gauche, c'est trop à droite la, faut relancer.Les cannes ne bougent pas, pas de courant.

Je chuchote la vie secrètes des insectes, et dissèque la fine fiente de l'albatros. L'optique muette d'une serrure amplifie un bruit de pas fuyant c'est ainsi qu'il s'en va au loin sortant de son cheval de Troie en carton mais juste avant il se demande si les aveugles pleurent, question sans réponse. Il entend dire que les oiseaux ont grand faim aujourd'hui, il accélère le pas. Un instant plus tard une constellation fait face à lui, les reflets l'interpellent, il s'en approche méfiant et croit voir des dizaines des semblables, chacun sur des fragments de surface concave, brillante et translucide ; il est encerclé, le moindre de ses gestes semble interagir immédiatement sur la manière de se mouvoir des semblables au point même qu'il se sent singé, comme si à chaque mouvement qu'il produit les autres l'imitent avec une exactitude plus que déconcertante, un terrible malaise le prend. Il continue son chemin.

Sa course n'est pas droite, bousculé par le vent il oscille et parfois manque de s'envoler. Il voit enfin la chose, c'est une porte, s'en approche, revient sur ces pas, lève la tête et voit la serrure. Il se décide, une patte puis une deuxième et les autres suivent. Jusqu'à là tout vas bien répète -t-il dans son ascension, il franchit avec empressement et fierté les derniers centimètres qui le séparent de son objectif. Une clef, une clef rouillée bloque le passage.

Du peu d'énergie qui lui reste il pousse l'obstacle le plus fort possible. Rien ne bouge,il fixe droit dans les yeux l'énorme masse rougeâtre qui lui fait face. Il baisse les yeux, il est très énervé, il repart. Sur la route du retour, il se retourne une dernière fois et aperçoit au sommet de la porte un trait de lumière, le dilemme. Il reste immobile, le regard vide devant ce monstre plat, il songe, enfin peut être pas, ce qui est sûr c'est qu'il regarde fixement. Une minute passe. Il envoie un signal électrique de son centre nerveux aux extrémités de ces pattes, sa patte avant droite commence à se lever très lentement, il repart. A son troisième pas, il entend l'envol d'un oiseau, qui lui fait prendre immédiatement une fuite remarquable dans l'abri le plus proche, un trou entre deux briques creusées par le temps.

Protéiforme (feuille, bâton, épine ), la plupart du temps homomorphisme sexué, il utilise la parthénogenèse (reproduction asexué), mimétisme (différentes formes et couleurs), l'autotomie (perte d'un membre en cas de danger, il repousse comme la queue du lézard), tremblant parfois comme une brindille agitée par le vent (il fait semblant du moins), une attitude visiblement lymphatique sans doute sympathique. Lorsqu’ils sont inquiétés, ils se laissent tomber et demeurent immobiles, pattes allongées le long du corps, pendant parfois 15 à 20 minutes. Cette immobilisation réflexe accentue la ressemblance avec une brindille de bois mort, une place lui est attribuée, il ne prend pas de position, il subit et jouit d'une adaptation, il est à la fois vivant et mort comme le bout de bois qu'il incarne,un tirage au sort génétique, il est phasme, il est condamné à ramper, à fuir, à avoir peur de se faire manger en se montrant. Mais dans une cage suffisamment grande, il s'épanouit sur quelques branches de lierre et dans un peu d'eau.

des phasmes

obtention d'œufs, fabrication du contexte expérimental: cage et diverses situations marquage différencié des individus de la colonie observations détaillés et approvisionnement en eau hebdomadaire :relever de taille, conservation de mues et d'excréments

Expérimentation n°1: la mémoire

Pour cette première expérience nous avons jugés peut nécessaire de prendre plusieurs individus étant donner la singularité de leurs comportements

Expérimentation n°2 : le comportement et l'alimentation

Partons du principe que dans un corps humain certains nerf de l'intestin sont connectés au cerveaux par les muscles. Les nerfs de l'intestin transmettent donc au cerveaux un grand nombre d'information traitables ou non.

LES COURAGEUX SONT COURAGEUX LES LÂCHES SONT LÂCHES

Perdre la haine, le courage, la joie, la parole et le temps. Sentir la seconde et le néant. Tétanisé par la peur et le vide, au point même d' esquisser une peur du vide. Oser oublier le maximum de choses permises pour conserver un statut privilégié. Instinct et mimétisme. Phasme un jour où le dédain en est absolue, tu es pâle, tu es jaune et tu doutes, absorbé par ta mue .

Abricots et pamphlets, quel triste dimanche matin. Que faire de mon grand corps pamplemousse dans cette atmosphère laiteuse. Je glisse sous la porte de ma chambre et me retrouve enroulé dans mes draps blancs. Je rêve sans doute mais personne ne me réveillera à part peut-être la lumière jaune du lampadaire de la rue, j'ai oublié de fermer le store. Les hérissons de ma chambre s'endorment en un éclair, tout est devenu réel, sans attaches ni entraves. L'oubli parasite mes regards, mes ouïes, mes voies mais épargne mon rêve naïf et solitaire infusé d'amertume. La violence me revient et mon café va refroidir.

Il est onze heure, j'ai encore des cigarettes. Je commence à oublie la fille sans nom ni visage qui à passée la nuit avec mon rêve . La lumière jaune du lampadaire m'a réveillé. La lumière. JAUNE. Cette lumière force à répéter plusieurs fois les mêmes choses, à subitement vouloir faire du café et mettre du Schubert. Une mouche écrasée entre deux pages du livre le matin. Il faut allumer une cigarette. Elle est amer, le goût de la plume égal celui de la révolte, écarter cette volonté belliqueuse; voilà l'idole du pessimisme. Révérence oblige il en convient de consoler l'oublie sans épargner le dédain au profit d'une éloquence parfois présomptueuse. Les gens qui trembles sont pessimiste, je l'ai lu. Écartons la mythomanie, parlons plutôt d'une errance; celle qui s'oppose à la marche, celle qui réveil la dureté d'un canapé trop confortable.

LES COURAGEUX SONT COURAGEUX LES LÂCHES SONT LÂCHES

L'autoportrait est une posture, l'autoportrait est une imposture

lundi 13 janvier 2014

le mode de fonctionnement d'une industrie culturelle

J'ai voulu m'intéresser à une galerie de petite taille. J'en ai trouvée une à Dax ( deuxième ville termale de France ) les propriétaires m'ont accueillis sans rendez vous. C'est un couple de retraité, propriétaire depuis 30 ans d'une très grande maison ( environ 500 mètre carré ) de trois étages dans le centre de Dax, ils décident de transformer le rez de chausser en galerie qu'ils appellent dam-art. Les travaux durent en tout 9 ans pour réhabiliter toute la maison et pour au final exposer dans l'intégralité du bâtiment. Ils bénéficient même d'une chambre pour les artistes qui peuvent être de passages. J'ai appris que le propriétaire était avant de monter la galerie, un grand avocat de Dax. La fréquentation de leur galerie est importante en été, leurs ventes est de deux à trois pièces par semaine, le prix des pièces sont en moyenne de 1000 euros. Ils vendent un tiers à des gens de la région, le reste sont de passage. Je pense qu'on peut parler d'art curiste.

dimanche 12 janvier 2014

Gustave Courbet précurseur du groupe Medvedkine

Une première similitude entre Courbet et le groupe Medvedkine c'est une volonté de sortir d'un système, Courbet devient indépendant en vendant son travail seul. Il est contre toutes sortes d'académies. Le groupe Medvedkine adopte un même militantisme quant au capitalisme et son action sur le cinéma.

Tout deux portent au début de leurs travail une réflexion sur la porté du message et la vision de l'artiste, avec par exemple l'autoportrait de Gustave Courbet et Si j'avais quatre dromadaires de Chris Marker du groupe Medvedkine. C'est une sorte de récapitulatif de leurs but et de leurs rôles, mais j'ai l'impression qu'avec cette prise de recule, ils envisagent une certaine crédibilité. Quoi qu'il en soit c'est une étape qui entame leurs militantismes. Ils remettent ainsi en cause l'individualité et la création.

L'engagement politique de Courbet et Medvedkine est commun, il détermine la plus grande partie de leurs travaux. Ils remettent en question les peurs, les espoirs, l'accès au loisir et à la culture des classes ouvrières de leurs époques par des témoignages de différents individus au sein d'un groupe.

Bien que je trouve très intéressant et légitime l'investissement, les avancés et l'oeuvre de Medvedkine et Courbet, je me demande si j'ai le droit de me poser cette question: de quelle classe sociale sont ils issus et à laquelle s'adresse ils ?

mercredi 11 décembre 2013

la pêche

réalisé et pêché par Nicolas Gavoille

samedi 9 novembre 2013

Autobiographie

I'm Jules, I'm 20, I was born in Bordeaux, I lived in Dax and now in Biarritz, I lived with my parents and now I'm alone for study. I studied in Lescar (scientifique) and in Oeyreluy (landscape) where I had my A level. My vision of my past is very cold. The first souvenir of my life is the first day in scool, I was 3 and a half, and I just remember the moment when my mother put my at scool, it's like an image, nothing move, I don't remember my mother, the teacher and the children, but perfectly the building. I think I have a scientific mind, sometimes smart (and natturaly proud of him self), critical and naif. I like to walk and hight jump, I play the trompet (jazz and funk band) and the guitar.I grew up in bordeaux and africa , Tchad and Camerun until my 5th year, and since I live in Dax with my parent who have recently divorced. I've a middle-class familly with a mother who speaks about psychology, a father about sport and money, a brother about tennis ,the other one about cars and me about nothing and them. Like every one I like money but not rich mans and I'm awere that sons of poore look for work and sons of rich look for the big night and I'm not very funny! it's a joke... I'm a tall man; I think I look like an old men, fit and slow. I listen to all kind of music, I like jazz, rock, afrobeat, electronic, I'm a fan of Miles Davis. For the moment I read « Eloge de la fuite » de Henri Laborit , I think it's a good book, and « dialogue sur la nature humaine » of Boris Cyrulnik and Edgar Morin. My last reading is « l' Insurrection qui vient » du comité invisible I didn't finish and « moins que zéro »of Brett Easton Helis. I like to fish. I like to read. I like to listen to music. You will understand I don't realy like to speak about me when I have to.

vendredi 8 novembre 2013

Insectes !

Je chuchote la vie secrètes des insectes, et dissèque la fine fiente de l'albatros. L'optique muette d'une serrure amplifie un bruit de pas fuyant c'est ainsi qu'il s'en va au loin sortant de son cheval de Troie en carton mais juste avant il se demande si les aveugles pleurent, question sans réponse. Il entend dire que les oiseaux ont grand faim aujourd'hui, il accélère le pas. Un instant plus tard une constellation fait face à lui, les reflets l'interpellent, il s'en approche méfiant et croit voir des dizaines des semblables, chacun sur des fragments de surface concave, brillante et translucide ; il est encerclé, le moindre de ses gestes semble interagir immédiatement sur la manière de se mouvoir des semblables au point même qu'il se sent singé, comme si à chaque mouvement qu'il produit les autres l'imitent avec une exactitude plus que déconcertante, un terrible malaise le prend. Il continue son chemin. Sa course n'est pas droite, bousculé par le vent il oscille et parfois manque de s'envoler.

Il voit enfin la chose, c'est une porte, s'en approche, revient sur ces pas, lève la tête et voit la serrure. Il se décide, une patte puis une deuxième et les autres suivent. Jusqu'à là tout vas bien répète -t-il dans son ascension, il franchit avec empressement et fierté les derniers centimètres qui le séparent de son objectif. Une clef, une clef rouillée bloque le passage. Du peu d'énergie qui lui reste il pousse l'obstacle le plus fort possible. Rien ne bouge, il fixe droit dans les yeux l'énorme masse rougeâtre qui lui fait face. Il baisse les yeux, il est très énervé, il repart. Sur la route du retour, il se retourne une dernière fois et aperçoit au sommet de la porte un trait de lumière, le dilemme. Il reste immobile, le regard vide devant ce monstre plat, il songe, enfin peut être pas, ce qui est sûr c'est qu'il regarde fixement. Une minute passe. Il envoie un signal électrique de son centre nerveux aux extrémités de ces pattes, sa patte avant droite commence à se lever très lentement, il repart. A son troisième pas, il entend l'envol d'un oiseau, qui lui fait prendre immédiatement une fuite remarquable dans l'abri le plus proche, un trou entre deux briques creusées par le temps.

Protéiforme (feuille, bâton, épine ), la plupart du temps homomorphisme sexué, il utilise la parthénogenèse (reproduction asexué), mimétisme (différentes formes et couleurs), l'autotomie (perte d'un membre en cas de danger, il repousse comme la queue du lézard), tremblant parfois comme une brindille agitée par le vent (il fait semblant du moins), une attitude visiblement lymphatique sans doute sympathique. Lorsqu’ils sont inquiétés, ils se laissent tomber et demeurent immobiles, pattes allongées le long du corps, pendant parfois 15 à 20 minutes. Cette immobilisation réflexe accentue la ressemblance avec une brindille de bois mort, une place lui est attribuée, il ne prend pas de position, il subit une adaptation, il est à la fois vivant et mort comme le bout de bois qu'il incarne,un tirage au sort génétique, il est phasme, il est condamné à ramper, à fuir, à avoir peur de se faire manger en se montrant. Mais dans une cage suffisamment grande, il s'épanouit sur quelques branches de lierre et dans un peu d'eau.

Ma nécessité est de signifier (névrose, angoisses) un problème que je pense commun. C' est un constat. On peut sentir un coté psycologico-débile, j'aimerais présenter autre chose à propos de l'insecte. J'ai l'impression que le phasme est vicieux, il n'aurait place dans mon travail que pour justifier une certaine inaction, un non- engagement, une fuite sans discrétion.

« «JE SUIS CE QUE JE SUIS.» Mon corps m’appartient. Je suis moi, toi t’es toi, et ça va mal. Personnalisation de masse. Individualisation de toutes les conditions de vie, de travail, de malheur. Schizophrénie diffuse. Dépression rampante. Atomisation en fines particules paranoïaques. Hystérisation du contact. Plus je veux être Moi, plus j’ai le sentiment d’un vide. Plus je m’exprime, plus je me taris. Plus je me cours après, plus je suis fatigué. Je tiens, tu tiens, nous tenons notre Moi comme un guichet fastidieux. Nous sommes devenus les représentants de nous-mêmes – cet étrange commerce, les garants d’une personnalisation qui a tout l’air, à la fin, d’une amputation. » Le comité invisible. L'insurrection qui vient ,cercle I Citation écrite par les deux auteurs du comité invisible (Julien Coupat et Eric Hazan), dans cet essai politique ils s' intéressent à «cette génération qui a le cœur à gauche et le portefeuille à droite, qui veut changer le monde sans avoir les mains sales, sans se confronter au pouvoir par exemple» (wikipédia), on peut sans doute ressentir un côté langue de pute : pourquoi choisissent-ils l'anonymat s'ils revendiquent l'affirmation de l'individu ? J'ai peur de comprendre ce qu'ils disent ;je suis méfiant en lisant ce texte bien que je perçoive des vérités dites, la puissance de leurs sont au final superflus; une fine croûte philosophique repose sur une bulle d'air voulant éclairer le« peuple ».

"Chaque homme saura qu'il n'exprime qu'une motivation simple, celle de rester normal. Normal, non par rapport au plus grand nombre, qui soumis inconsciemment à des jugements de valeur à finalité sociologique, est constitué d'individus parfaitement anormaux par rapport à eux-mêmes. Rester normal, c'est d'abord rester normal par rapport à soi-même. Pour cela il faut conserver la possibilité « d'agir » conformément aux pulsions, transformées par les acquis socio-culturels, remis constamment en cause par l'imaginaire et la créativité. Or, l'espace dans lequel s'effectue cette action est également occupé par les autres. Il faudra éviter l'affrontement, car de ce dernier surgira forcément une échelle hiérarchique de dominance et il est peu probable qu'elle puisse satisfaire, car elle aliène le désir à celui des autres. Mais, à l'inverse, se soumettre c'est accepter, avec la soumission, la pathologie psychosomatique qui découle forcément de l'impossibilité d'agir suivant ses pulsions. Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la suppression du révolté par la généralité anormale qui se croit détentrice de la normalité. Il ne reste plus que la fuite. Il y a plusieurs façons de fuir. Certains utilisent les drogues dites « psychotogènes ». D'autres la psychose. D'autres le suicide. D'autres la navigation en solitaire. Il y a peut-être une autre façon encore fuir dans un monde qui n'est pas de ce monde, le monde de l'imaginaire. Dans ce monde on risque peu d'être poursuivi. On peut s'y tailler un vaste territoire gratifiant, que certains diront narcissique. Peu importe, car dans le monde où règne le principe de réalité, la soumission et la révolte, la dominance et le conservatisme auront perdu pour le fuyard leur caractère anxiogène et ne seront plus considérés que comme un jeu auquel on peut, sans crainte, participer de façon à se faire accepter par les autres comme « normal ». Dans ce monde de la réalité, il est possible de jouer jusqu'au bord de la rupture avec le groupe dominant, et de fuir en établissant des relations avec d'autres groupes si nécessaire, et en gardant intacte sa gratification imaginaire, la seule qui soit essentielle et hors d'atteinte des groupes sociaux. Ce comportement de fuite sera le seul à permettre de demeurer normal par rapport à soi-même, aussi longtemps que la majorité des hommes qui se considèrent normaux tenteront sans succès de le devenir en cherchant à établir leur dominance, individuelle, de groupe, de classe, de nation, de blocs de nations, etc. L'expérimentation montre en effet que la mise en alerte de l'hypophyse et de la corticosurrénale, qui aboutit si elle dure à la pathologie viscérale des maladies dites «psychosomatiques», est le fait des dominés, ou de ceux qui cherchent sans succès à établir leur dominance, ou encore des dominants dont la dominance est contestée et qui tentent de la maintenir. Tous ceux-là seraient alors des anormaux, car il semble peu normal de souffrir d'un ulcère de l'estomac, d'une impuissance sexuelle, d'une hypertension artérielle ou d'un de ces syndromes dépressifs si fréquents aujourd'hui. Or, comme la dominance stable et incontestée est rare, heureusement, vous voyez que pour demeurer normal il ne vous reste plus qu'à fuir loin des compétitions hiérarchiques. Attendez-moi, j'arrive!" H.Laborit. L'éloge de la fuite H. Laborit est biologiste, il s'est intéressé en particulier au système nerveux lié au comportement animal pour ensuite s'adapter à la sociologie.

mardi 5 novembre 2013

Qu'en pensez vous ?

L'insurrection qui vient, le comité invisible

CECI N'EST PAS UN DEVOIR POUR PASCALE !!! Mais n'hésitez pas à me laisser des commentaires ou venez m'en causer je trouve le sujet très intéressant

Texte

http://www.bloom0101.org/pdf_Insurrection.pdf

interviews de l'éditeur, Eric Hazan

lundi 4 novembre 2013

plage

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Pinault, mon guru

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Je ne sais pas quoi rajouté en vu de l'efficacité de ce texte , j'en comprend que Pinault à un contrôle plus que dangereux sur le marché de l'art français et international, notamment en exposant à la conciergerie lors de la Fiac reléguant alors les autres collectionneurs dans le même lieu, le Grand Palais, cette dissociation géographique creuse d'autant plus le fossé de l'influence qu'a Pinauld vis à vis des autres collectionneurs, c'est un premier focus sur l'homme d'affaire. Depuis 1998, il possède la maison de vente Christie's, à partir de ce moment il vend des œuvres qu'il à déjà exposées et donc auquel il a rajouté de la valeur marchande. Grâce à un contrôle multiscalaire il maitrise donc la spéculation des œuvres qu'il présente, mais il contrôle aussi le devenir des artistes qu'il construit, les reléguants alors à un statut de matière première tel le pétrole ou le bois. Le texte ne parle pas des démêlés qu'il a eu avec le fisc pour une finalité de 300 million d'euro reversés à l'état Français ainsi que des arrangements qu'il a pu avoir avec Laurent Fabius. Mais une question me taraude le ciboulot, la collection Pinault sur le thème de l'enfermement présenté actuellement à la conciergerie: « à triple tour », n'est elle pas un énorme blague, enfin, il n'y a pas meilleur homme pour étouffer, enfermer un milieu à un tel point, lui seul tire les ficelles de son propre jeu. A ce moment peut être que le message est on ne peut plus claire lors de cette exposition, lui seul détient les clefs du marché de l'art contemporain; étant donné où il en est arrivé aujourd'hui il ne peut pas ne pas avoir fait exprès.

lundi 21 octobre 2013

le pin

arbre « transmis », attente (style de culture très lent) , fragilité temps et maladie du capricorne (vie humaine),vie silencieuse, chasse ( palombe ,palombière, chevreuil, sanglier) attente, artificiel, activité/calme =>vaste, famille propriétaire ( dote et gestion souvent par des femmes) ,savoir faire familiale (sens de la gestion) , en évolution technologique , volontés productrice ( sélection des semis),(oligarchie landaise< 100 ) mais grande diversité de producteur 40000 moins de 4 ha 20000 au dessus mais le lien entre le propriétaire et les pins disparais ( facilité administratives ), apparence monotone et géométrique (valeur esthétique) ce qui habite la foret ne sont pas propriétaire et vis versa , mais les tempêtes traumatise habitant (lieu de vie) et propriétaires. Prix de l'arbre 40 euro. Foret n' as pas d'histoire poétique , le souvenir des anciens ont une valeur poétique: l'âme de la foret n'est pas forcement explicable. Je suis intéressé par cet arbre . Le mot pin me fait penser à ma chambre (à dax), de mon lit je peux voir trois pins landais , ça m'évoque la mélancolie au premier abord. Le pin me fait pensé à moi aussi , bien sur dans son apparence physique, aussi car il est là mais on a l'impression qu'on l'a implanté où il est , enfin il est inactif ,un peu inactif ,il bouge quand même avec le vent . L'arbre à une triste destiné, dépend ça court vie de 30 ans il veut voir s'il est plus grand que ces congénères pour être enfin découpé et revendu comme planches, copeaux ou déclassé.

dimanche 20 octobre 2013

Biennale de Venise

Le pavillon espagnol a à mon sens un engagement politique marqué, plusieurs tas distincts de différents matériaux de construction sont dispersés dans la pièce, en entrant dans le bâtiment on est face à un tas de plusieurs dizaines de tonnes de gravas. J'y ai compris que l'artiste pose un constat de l'obsolescence des bâtiments ainsi qu'un gestion peu durable des gravas ce qui à long terme détruit le paysage et des écosystèmes. Il renforce sa thèse et expose les conséquences de ce problème grâce à une vidéo à l'étage. Je crois que cette œuvre s'inscrit dans son contexte géopolitique, la crise économique actuelle a fragilisé la filière du bâtiment notamment en Espagne faisant chuter les promoteurs, les investisseurs, créant des zones désertes et des constructions inachevés. Tout ces problèmes peuvent influer sur le peu d'intérêt vis à vis de la gestion des déchets du bâtiment comblant alors des décharges illégales de plus en plus nombreuses et donc de plus en plus problématiques.Bien que son engagement soit clairement affiché et sa représentation puissante, cette pièce ne ma pas touché, peut être que mes réflexions et mes engagement sont minces mais je n'y ai trouvé ni sensibilité ni poésie. J'ai eu l'impression qu'un problème grave et considérable à le devoir d' être traité de manière monumentale. Peut être suis je passé à coté mais j'ai perçu le constat posé tels les gravas dans le bâtiment, d'un manière imposante et impressionnante (au mauvais sens du terme). Je parle du problème qui concerne mon regard sur l'œuvre mais je pense avoir aucune proposition à faire pour améliorer l'ensemble.

Le pavillon des Bahamas est lui aussi engagé politiquement, toute les œuvres posent le constat de la menace face à la fonte des glaces et au niveaux de l'eau qui devient dangereux pour leur pays. Je n'ai pas senti de lien entre les différentes œuvres, j'ai eu le sentiment que chaque pièces auraient pu être fait par des artistes de pays différents qui posent le même constat sans aucun dialogue intrinsèque, comme si quelqu'un leur avait posé une question et qu'ils y répondaient plus ou moins de la même manière. Je pense que pour plus d'efficacité les artistes auraient pu proposer une œuvre commune.

À l'aube dorée tout ira mieux

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la mouche et le caméléon

mardi 15 octobre 2013

Laboratoire

Mon laboratoire est à côté de l'aviron Bayonnais sous un pont, l' Adour défile à mes pieds, une route pourvue d'une grosse circulation passe derrière et au dessus, c'est à vrai dire un peu mal odorant, une bouche d'égout se déverse dans l'eau à proximité. A gauche le petit Bayonne, à droite la ville s 'efface comme si ce pont marquait une délimitation entre la ville et la forêt. Par terre il y a un sac de couchage maculé de boue, comme si la marrée l'avait déposé ici. Les avirons chargés d'adolescents défilent devant moi, aujourd'hui c'est samedi. C'est sans doute stupide mais je les trouve tous très beau à tous regarder dans la même direction, faire les mêmes mouvements, la même action. Des dizaines de muges viennent à la surface de l' eau pour happer les particules à la sortie de l'égout. Je n éprouve pas forcément d'émotion ou de ressentis, pas de nostalgie (mais j'en doute quand même un peu), je pense juste à l'eau qui coule, rassuré de la contempler et de m ennuyer dans un lieu qui me semble sûr. Je sais que personne ne viendra sous mon pont, car oui, c'est le mien aujourd'hui.

Une fuite d' eau à l 'intérieur du pont laisse tomber une goutte très exactement chaque seconde. Elle tombe sur l'eau et crée une onde continu. Soudain une pensée me vient. Mais qu'est ce que l'élégance? J' ai entendu un homme dire à la télé que l'élégance c'est aller le plus loin dans son existence en dérangeant le moins celle des autres. C'est à mon sens assez vrai. Mais peut on la chercher, enfin doit on définir ce que c'est, peut on l'atteindre, est ce que ça existe ? Je m' aperçois que je pense être une personne peu modeste et fortement égocentrique,(je me fascine) j' ai toujours une impression de ne rien entendre, de ne rien comprendre, de ne rien sentir, de ne rien dosé. J'essaye d'effacer cette pensée qui résonne comme un parasite, un moustique qui tourne en rond à côté de mon oreille, mon attention ne peut que se porter alors sur ce putain de moustique, ma seule volonté est d' éclater sa sale race de moustique entre mes mains. Je baisse la tête et me résous à me définir comme un sadomasochiste, un enfant bien trop pressé ou encore un ignare bien heureux .

Pourquoi ne pas revenir à ma vocation première, éleveur de lamas en Provence? Même pas drôle! Mais qui es tu, odieux personnage? A l'heure actuelle tu sais juste que tu es assis au bord de ce fleuve qui n'a sans doute ni la nécessité ni l'envie que tu soies assis à coté de lui. Tu dérange là! Tu vois pas ? J'espère que tu vas finir par comprendre, maintenant casse toi j'en ai marre de voir ta gueule... Bon , c'est vrai je suis peut être méchant avec toi même, mais réfléchit un peu, tu serais pas un peu schizo sur les bords quand même? Je dis ça, c'est pour toi au fond! Quand même tu me fais rire avec ton bel ordinateur tout neuf sous ce pont, t'as quand même l'air assez drôle. Mais n 'aie pas d'inquiétude je t'offrirai un chien, même si tu en as très peur. Je sais, je t'offrirai un lévrier, ça t' ira très bien.

Sur la rive d'en face, un homme et une femme d'une vingtaine d'année s'installent sous le pont de la même manière que moi. L'homme est en fauteuil roulant électrique, il est handicapé mental, la femme est sur ses genoux, ils s'embrassent, je souris, une larme pousse au coin de mon œil mais elle ne tomberas pas, j' éteins l'ordinateur. Pleinement vide, j'aimerais être justement énervé.

vendredi 11 octobre 2013

Pour une pincée de gros sel

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